Visiter la Géorgie pour sa cuisine !

visiter la géorgie pour sa cuisine

La Géorgie est un petit pays avec un gros appétit. Quel plaisir de voir un pays qui fait un vin admirable et des plats délicieux aux saveurs occidentales et orientales !

Avant toute chose, je parle ici de la Géorgie, le pays dans le Caucase, pas de l’État américain.

Un pied en Asie, un autre en Europe, voisine de la Russie, la Turquie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, des influences chrétiennes, une atmosphère post-soviétique et le regard résolument tourné vers l’Occident : la Géorgie est un pays intéressant à tous points de vue. J’ai eu l’occasion de le traverser dans mon dernier voyage “de la mer Caspienne à la mer Noire” – je reviendrais plus en détails dans un autre article.

Ce n’est pas juste mon point de vue. Ce pays figure même dans le top 10 des destinations à visiter en 2018 selon Lonely Planet. Les touristes viennent surtout pour randonner. Mais moi, ce que je retiens c’est sa gastronomie !

Quel plaisir de tomber sur un pays qui fait un excellent vin, du pain et du fromage. Oui, je parle toujours de la Géorgie ! Je vous liste ci-dessous les meilleurs plats géorgiens mais avant cela, parlons de ce fameux vin.

Le vin de Géorgie

Qui a déjà entendu parlé du vin géorgien ? Personnellement, je n’en avais jamais entendu parler. Je pense qu’en France on est un peu fermés sur le sujet des vins étrangers. Pourtant ce serait en Géorgie que le vin a vu le jour, il y a 8000 ans !

le vin de géorgie

Le vin géorgien

Premier jour à Tbilisi, la capitale, on est accueillis par nos hôtes avec un pichet de vin (à 10h du matin) et une Khachapuri, à découvrir ci-dessous. Tout au long de notre périple, le vin géorgien s’est invité sur nos tables. C’est plus courant de boire du vin que de la bière en Géorgie. Ce n’est qu’à la fin du séjour, à Kutaisi qu’on a découvert une immense jarre ensevelie dans le jardin de notre dernier hôte. Sous terre, des centaines de litres de vin attendaient qu’on vienne les délivrer. C’est là quand on a eu les explications sur la fabrication du vin que je vous rapporte ci-dessous.

En Géorgie, l’ancestrale coutume consiste à faire fermenter le vin dans des kwevris, des jarres en terre cuite façonnées à la main, cuites au four puis enfoncées dans le sol. N’en dépasse que le goulot, où le vin nouveau est versé. Le vin géorgien est bio, car le procédé est le plus naturel possible. Les raisins écrasés sont introduits dans un kwevri enterré, on rebouche soigneusement et on laisse la nature faire son œuvre sans aucun ajout. Ce processus ancestral n’utilise donc ni pressoir, ni levures, ni soufre (SO2). Les familles géorgiennes vinifient leur propre vin chez eux grâce au savoir-faire transmit de génération en génération. Un vin qui mériterait d’être plus exporté en Europe !

Et le goût dans tout ça ? Je ne suis pas experte en la matière mais je dirai qu’on sent que le vin est plus brut et on sent beaucoup plus le fruit. C’est le genre de vin qui se boit très facilement si vous voyez ce que je veux dire !

La cuisine de Géorgie

La gastronomie géorgienne est très variée. On y trouve toutes sortes de plats avec des influences occidentales et orientales. Les noix sont souvent présentes – si vous êtes allergiques aux arachides, je pense que ça peut être compliqué de manger en Géorgie ! La cuisine géorgienne, c’est aussi pléthore de plats végétariens. Regardez !

KHACHAPURI – la pizza géorgienne

Vous ne pouvez pas aller en Géorgie sans goûter cette spécialité. Le Khachapuri (Ra-tcha-pou-ri) est à la Géorgie ce que la pizza est à l’Italie. Imaginez une pâte à pizza moelleuse et aérienne recouverte ou fourrée (ou les deux) d’une quantité astronomique de fromage local (sulguni). C’est gras et salé, bref c’est bon !

Khachapuri, la pizza géorgienne

Khachapuri, la pizza géorgienne

Il existe plusieurs variantes à la viande, aux pommes de terre… avec un oeuf sur le dessus. C’est d’ailleurs la version la plus populaire. L’adjarouli est facile à reconnaître avec une forme unique qui rappelle le bateau et à son jaune d’œuf coulant sur le dessus représentant le soleil. Oui, c’est poétique mais c’est aussi et surtout très gras et (donc) succulent !

Khachapuri de Géorgie : version Adjarouli

Khachapuri de Géorgie : version Adjarouli

KHINKALI – les énormes raviolis

Les Khinkalis sont des sortes de gros raviolis, dumpling ou pierogis polonais – chacun ses références. Ils sont fourrés à la viande juteuse ou aux légumes. Pour les manger, il faut attraper la partie du haut sans se brûler et croquer puis aspirer pour ne rien laisser couler dans son assiette. Pas facile, mais vous en avez au moins 5 dans votre assiette pour vous entraîner. La partie tenue entre les doigts ne se mange pas. J’ai adoré la version épinard à la crème !

Khinkali - énormes raviolis de géorgie

Khinkali – les énormes raviolis de Géorgie

LOBIO – la soupe d’haricots rouges maison

C’est une sorte de soupe d’haricots rouges mixés avec des épices, de la coriandre, de l’ail, des noix, le tout dans un pot en argile que l’on appelle Kotani.

Lobio dans son pot d'argile

Lobio dans son pot d’argile

PKHALI – Boulettes végétariennes

C’est une sorte de pâté de légumes servis sous forme de boule. Il y en a aux épinards, au chou, à la carotte, à la betterave et contiennent des noix. Les boulettes sont surmontées d’un petite graine de grenade pour finaliser la présentation. Je pense que ce plat pourrait faire fureur en Europe. Si un investisseur lit mon article et souhaite se lancer dans un food truck vegan grand public, foncez sur les Pkhalis géorgiens. Et puis surtout, reversez-moi des parts ! C’est mon idée, non mais oh !

Pkhali - Boulettes de légumes de Géorgie

Pkhali – Boulettes végétariennes

BADRIJANI – Aubergine fourrée aux noix

C’est encore un plat végétarien et à base de noix. Il s’agit d’aubergines fourrées à la pâte de noix épicée et garnies de graines de grenade. Un délice !

Badrijani - aubergine fourrée aux noix

Badrijani – aubergine fourrée aux noix (au fond)

TCHOURCHKELA – la confiserie saine

Cette sucrerie est faite de coulis de raisin, préparé à base de jus de raisin blanc ou rouge, et le mélange des farines de maïs et de blé. On prend une aiguille et du fil pour enfiler les noix que l’on trempe ensuite dans la préparation. Le tout est suspendu à un clou pour sécher à l’air libre. On en trouve de partout dans les rues mais personnellement je trouve l’hygiène un peu limite sachant que tout se mange !

Tchourchkela - la confiserie saine de Géorgie

Tchourchkela – la confiserie saine de Géorgie

 

Je tiens à m’excuser pour l’orthographe des mots, j’ai trouvé plusieurs versions car ces plats ont été retranscrits depuis le géorgien qui ressemble à ça : Paf !

texte en géorgien

texte en géorgien

D’ailleurs, c’était un peu compliqué de commander dans les restaurants en dehors de Tbilisi, quand les menus n’avaient pas d’images 🙂

Pour conclure, la Géorgie est un petit pays avec un gros appétit. Ceci n’est qu’un aperçu de la cuisine géorgienne, il y en a bien plus à découvrir sur place !

Ça vous rappelle des saveurs d’autres pays ? Commentez en bas de l’article.

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